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Découvrez,
chaque trimestre, le billet du Président, Jacques Bernoulli.
president@avtp.ch |
| Phéromones
- septembre 2009 |
| "Les ancètres des bâtons de marche" |
L’être humain est moins inventif qu’il ne le croit lui-même :
il ne cesse de reprendre et de modifier des trouvailles antérieures.
Voyez les bâtons de marche : ils ne descendent sans doute pas du gourdin de l’homme des cavernes,
mais peut-être du bâton du pèlerin, et plus probablement encore
de l’alpenstock en usage au 19e siècle, tel que le
décrit Mark Twain en 1880 dans « Ascensions en télescope » :
« La plupart des promeneurs, de l’un et l’autre sexe, sont en costume de marche et munis d’un alpenstock.
A l’évidence, on considère en Suisse qu’il n’est pas prudent de s’aventurer même en ville sans en être équipé.
Si le touriste l’oublie, et descend prendre son petit déjeuner sans cet ustensile,
il doit remonter le chercher et le poser contre le mur dans un coin de la salle à manger.
Lorsqu’il a terminé ses pérégrinations sur le sol helvétique, il se garde bien de le mettre à la poubelle,
mais le traîne jusque chez lui, à l’autre bout du monde,
même si cela doit lui causer plus de soucis et de dérangement qu’un bébé ou qu’un guide.
L’alpenstock, voyez-vous, c’est son trophée ; son nom est marqué au fer chaud sur le manche ;
et si par hasard il le tenait en escaladant une colline, ou en sautant par-dessus un ruisseau,
ou en traversant une briqueterie, il y fait aussi graver le nom de ces endroits.
C’est donc, si l’on veut, le drapeau de son régiment sur lequel s’inscrit le souvenir de ses exploits.
Il y a, dans tout le pays, des artisans dont le métier est
de marquer au fer chaud toutes ces choses sur les alpenstocks des touristes.
Et notez bien qu’en Suisse, un homme est respecté selon ce que révèle son alpenstock.
Je me suis aperçu que j’étais incapable de m’imposer à l’attention des gens tant
que je me promenais avec un alpenstock vierge de toute inscription.
Fort heureusement, il n’est pas bien onéreux d’y faire inscrire quelque chose,
si bien que je me suis empressé de remédier à la chose.
L’effet de cette mesure sur le premier détachement de touristes
que j’ai croisé ensuite a été tout à fait spectaculaire.
Je me suis senti récompensé du mal que je m’étais donné. »
Même si Twain exagère quelque peu avec l’humour qui lui est propre,
l’alpenstock jouait donc à l’époque un rôle beaucoup plus important
que les bâtons actuels puisqu’il ne constituait pas seulement une aide mécanique ;
cet objet prestigieux permettait de situer le niveau du randonneur et de repérer les héros de la montagne...
11.09.2009
| Phéromones
- février 2009 |
On peut porter toutes sortes d’objets, et pas seulement des objets :
chacun porte sa croix, certains portent le deuil, d’autres
(et parfois les mêmes !) des cornes – peut-être parce que leur conjoint(e)
est trop porté(e) sur la chose -, tandis que, plus joyeusement,
on porte un toast, mais il ne faut pas en porter trop, sinon on est obligé de se porter pâle...
Comme je ne veux pas vous porter sur les nerfs, j’en arrive à l’objet le plus porté de nos jours : le portable !
Chez nous, le portable est un natel, de l’allemand « National Telefon ». Le natel est à la fois fort utile
et insuportable. Utile par exemple lors de nos excursions pour
établir la liaison entre la tête et la queue de la colonne, voire en cas de pépin.
Exaspérant dans les lieux publics en général. Si dans le train je lis un bouquin,
je n’oblige personne à prendre connaissance du texte, alors que le malotru
qui téléphone naturellement à haute et malheureusement intelligible voix m’impose ses propos inintéressants.
Le téléphone mobile rompt plus de relations qu’il n’en établit.
Pour converser à distance avec quelqu’un, il faut s’abstraire de l’environnement immédiat
: l’automobiliste qui téléphone n’est plus attentif au trafic, le passant
qui téléphone perd le contact avec son voisin.
Le natel ne comporte aucun câble, mais
il est un nouveau cordon ombilical.
On voit parfois des randonneurs qui, dans un coin perdu,
gesticulent en parlant apparemment seuls, et ne
savent plus jouir de la solitude ressourçante ; ils ne rechargent
plus leurs propres batteries et s’inquiètent davantage des batteries de leur machin(e)...
Le président-entraîneur d’un club de foot romand avouait récemment
ne pas aimer se balader parce qu’il risquait de perdre le réseau ! Il y a de quoi perdre la raison...
Il arrive que vous croisiez dans la rue des personnes qui se déplacent comme des zombies,
les yeux fixés sur leur écran et leur clavier minuscules, occupés qu’ils sont à lire
ou écrire des SMS. Ecartez-vous prudemment : ils ne voient et n’entendent rien.
Qu’ils conversent oralement ou par écrit, on se trouve devant des gens en état
flagrant de dépendance relationnelle. Ces personnes sont définitivement prisonnières
de leur petite machine. Est-ce la raison pour laquelle au Québec on appelle les portables des cellulaires ?
02.02.2009
| Phéromones
- juillet 2008 |
Les vaches constituent un vrai danger pour la gent humaine.
Traverser un troupeau revient à s’exposer à la fureur d’un taureau de mauvais poil
ou à la hargne de vaches maternellement inquiètes pour leurs veaux
(elles n’ont pas entièrement tort : le Vitello tonato, c’est tellement délicieux).
Ces grosses bêtes de 900 kilos ne brillent pas par la franchise et
elles détestent qu’on les regarde dans les yeux ; alors faites un détour
en sifflotant et en admirant le panorama !
Pour ce qui est de la franchise, les bouchers rivalisent avec les bovins :
ils vendent de la viande de bœuf qui provient plus souvent de génisses
et de vaches que de bœufs… Quoi qu’il en soit, il vaut mieux adopter le régime des bovins eux-mêmes,
c’est-à-dire manger de l’herbe ou d’autres végétaux :
c’est moins cher et plus sain, les diététicien(ne)s vous le confirmeront.
Il y a un paragraphe, je n’aurais pas dû vous conseiller d’admirer le panorama.
Vous avez distraitement posé le pied dans une bouse bien fraîche
et même si vos compagnons de marche trouvent ça drôle, vous ne voyez pas ce que ça a de comique.
Parlons du lait. C’est un aliment aujourd’hui reconnu comme nocif en tant que produit
non spécifique à l’être humain, au même titre que le tabac, le sucre blanc ou les graisses cuites.
Il est recommandé de ne pas abuser des laitages (l’Union suisse des Vaches Laitières,
présidée par la vache Milka, recommande le contraire).
Non contentes de nous empoisonner, les vaches pètent et rotent.
Elles ruminent au sens figuré - elles imaginent alors de nouvelles nuisances pour l’humanité -
mais elles ruminent aussi au sens (mal)propre du terme et produisent alors du méthane.
Pendant la nuit, dans l’écurie, elles font bloc, elles se serrent les unes contre les autres :
on appelle ce comportement l’effet de serre. Elles contribuent ainsi au réchauffement de la planète.
Par bonheur, les vaches ne volent pas au-dessus de nous ; le proverbe le dit très justement :
« Si les vaches avaient des ailes, personne ne sortirait sans parapluie ! »
15.07.2008
Le 25 avril 2008, la Suisse est enfin sortie de l’immobilité : à Morat, du latin
locum muratum, lieu entouré de murs, l’enceinte est tombée et SuisseMobile a vu le jour.
N’allez pas croire que la Suisse a été déplacée sur la carte de l’Europe ou plus loin ;
non, ce sont les Suisses qui sont devenus mobiles à l’intérieur des frontières du pays.
Et pas n’importe quelle mobilité :"Human Powered Mobility".
Après avoir parcouru la Suisse à pied du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, l’Helvète Désormais Sportif
pose ses souliers de marche, revêt un cuissard et saute sur son vélo ;
celui-ci le colle au bitume le temps de 9 itinéraires nationaux, et c’est avec plaisir que le cycliste
devient vététéiste pour explorer les sites naturels du Jura et des Alpes.
L’arrière-train endolori par les bicycles successifs, l’Helvète Désormais Sportif aspire à quitter la position assise
et il se remet debout sans toutefois abandonner les roues (à l’impossible nul n’est tenu)
et c’est en rollers qu’il se rend d’Estavayer-le-Lac à Rorschach.
Le voilà tout en sueur et désireux de fraîcheur aquatique : Koblenz n’est pas loin, où le canoé lui tend les rames,
et le cap est mis sur Bienne ! (pour une description détaillée et sérieuse :
www.suissemobile.ch ).
Chacun connaît le sens de l’hospitalité de l’Helvète Désormais Sportif, une qualité qui le pousse à inviter
les étrangers (contre monnaie sonnante mais pas trébuchante !) à partager son bonheur
et à fréquenter ce qui ressemble plus à un gigantesque Sportzentrum qu’au pays
de William Tell (en anglais, c’est un rien surprenant).
Et savez-vous comment on qualifie la mobilité décrite ci-dessus ?
On l’appelle la mobilité douce. Alors mobilisez-vous, mais doucement…
22.05.2008
La randonnée, ça a eu rapporté un peu, et ça rapporte maintenant beaucoup !
Dans les stations touristiques, on le sait bien : on ne se contente pas d’aménager de nombreux itinéraires
pour la belle saison ; en hiver, on compense en partie le manque à gagner dû
au faible enneigement des pistes par des cheminements entretenus à l’intention des marcheurs.
Dans les expositions consacrées aux voyages, des stands sont dédiés à la randonnée. Notez
que du 6 au 8 juin 2008, Villars organise son 1er Salon international de la Randonnée
; Valrando et l’AVTP y tiendront un stand ensemble.
La vente de matériel n’est pas en reste : sacs dorsaux, souliers de marche,
bâtons télescopiques, et surtout vêtements idoines. Contrairement à ce que chantait Brassens :
Oh non ! tu n’es pas à la noce
Ces temps-ci, pauvre vieux mérinos,
on trouve dans les catalogues l’éloge de ce mouton : « La nature sur la peau. Le sous-vêtement fonctionnel
100% mérinos agit comme une installation de climatisation… » Et si le mérinos ne vous convient pas,
adoptez le Transtex, ou le Polartec Power Stretch, voire le microfleece. Je n’invente rien.
Mais nous autres marcheurs ne sommes pas obnubilés par le profit.
Tirons avantage des offres intéressantes et laissons pisser le mérinos...
| Phéromones
- décembre 2007 |
Il arrive qu’un marcheur lise sur un indicateur du tourisme pédestre :
Destination XYZ 1h30, puis qu’il marche 30 minutes et que l’indicateur suivant lui annonce :
Destination XYZ 1h20. Incroyable : le randonneur a marché 30 minutes et c’est comme
s’il n’avait marché que 10 minutes ; on lui a volé 20 précieuses minutes de sa vie,
d’autant plus précieuses qu’il les a passées à marcher. « Ils me font marcher, ces plaisantins du TP ! »
Il risque dès lors de critiquer les indications fournies. Il est pourtant probable
qu’un itinéraire a été modifié, ou que le balisage est en cours de modification, ou qu’autre chose s’est produit.
En fait, le calcul des temps obéit à certains principes :
le marcheur moyen progresse à 4,2 km/h sur terrain plat ; on applique un
coefficient de pondération à cette allure en fonction de la pente ascendante
ou descendante. Un groupe marche à l’allure du marcheur le plus lent, et
il est ralenti par tout goulet d’étranglement (par ex. un tourniquet de pâturage).
L’état du sol doit aussi être pris en compte, ainsi que d’autres facteurs comme la
température si le marcheur traverse le cratère d’un volcan actif, ou le manque d’oxygène
s’il fait une excursion sur la planète Mars…
Bref, soyez compréhensifs et relativisez les temps de marche indiqués !
| Phéromones
- octobre 2007 |
Il arrive que des marcheurs protestent auprès
de l’association contre un balisage à leurs yeux insuffisant
étant donné qu’ils ont perdu le fil de leur cheminement.
La question se pose dès lors: le balisage doit-il être exhaustif
au point de dispenser le randonneur de s’équiper d’une
carte topographique ? La réponse est résolument NON !
En effet, les intempéries peuvent avoir endommagé les indicateurs,
victimes aussi parfois de météorites non identifiées,
ou même de vaches folles… Et n’oublions pas le vandalisme
! Les baliseurs ne sauraient avoir tout le réseau sous contrôle
permanent, et ils apprécient, pour pouvoir intervenir sans tarder,
de recevoir des informations plutôt que des récriminations.
En outre, suivre un itinéraire balisé, c’est un peu
se livrer à un jeu de piste, et découvrir l’indicateur
suivant procure une satisfaction d’autant plus jouissive que cet
indicateur était difficile à repérer. Un balisage
impeccable rend le jeu trop facile; alors, Mesdames et Messieurs les baliseurs,
n’en faites pas trop !
| Phéromones
- juillet 2007 |
| «
Vers un mois de juillet 2007 record? » |
Tel est le titre d’un article publié
le 9 juillet par MétéoSuisse : « Ce début
de mois de juillet 2007 n’en finit pas de décevoir les
amateurs de chaleur et de soleil. Les paysans peinent à rentrer
les foins, les piscines restent désespérément désertes
; tout cela par la faute d’une météo capricieuse.
Plus de 100mm de pluie sont déjà tombés en de nombreux
endroits de Suisse romande depuis le début du mois, soit en moins
de 9 jours. » Et plus loin : « Sur le plan des valeurs maximales,
ce mois restera déjà comme un des mois de juillet les
plus pluvieux de ces dernières années. Il faut remonter
à juillet 2000 pour trouver un mois comparable. » Néanmoins
: « Les maxima absolus semblent cependant encore bien loin d’être
atteints… » Mais le mois de juillet est loin d’être
terminé ! Curieusement, nos excursions n’ont pas trop souffert
des mauvaises conditions météorologiques de ce début
de saison ; il faut dire que si les gouttes ont fait plus que dégoutter
sur les pèlerines de l’AVTP, elles n’ont pas réussi
à dégoûter les pèlerins de l’association...
| Une
publication remarquable |
Avec
la collaboration de plusieurs partenaires, dont l’AVTP, l’Office
du Tourisme du Canton de Vaud vient de publier une brochure intitulée
Sur les sentiers de la découverte – Nos plus belles balades.
Cette brochure présente une quarantaine de randonnées
en terre vaudoise, de manière très complète : niveau
de l’itinéraire (local, régional, national ou international),
accessibilité pour les handicapés, boucle, liaison, degré
de difficulté, durée de la marche, altitude des passages
significatifs, description des points d’intérêt,
etc. Une carte du canton permet de situer les balades. Une liste des
offices du tourisme locaux et régionaux facilite une éventuelle
prise de contact.
Et cerise sur le gâteau : la brochure est illustrée de
magnifiques photos de Marcel Imsand.
Pour marcher en Pays de Vaud, ou simplement pour rêver, n’hésitez
pas à demander la brochure à l’OTV, av. d’Ouchy
60, case postale 164, 1000 Lausanne 6, tél. 021 613 26 26, fax
021 613 26 00, www.region-du-leman.ch, info@region-du-leman.ch.
L’assemblée
générale de l’AVTP aura lieu le samedi 5 mai au
Sentier, à la Vallée de Joux. L’ordre du jour comportera
les points traditionnels : adoption du PV de l’AG 2006, rapports
d’activités du président et des divers responsables,
comptes 2006, budget 2007, élections statutaires.
L’assemblée sera appelée à réélire
4 membres du Conseil, dont le président de la commission technique
et le président de l’association ; autant dire qu’il
s’agit de réélire presque la moitié des membres
du Conseil, plus précisément 4 sur 9, et pas des moindres
!
Après l’assemblée, repas à l’Hôtel
de Ville ; et pour digérer, rien de tel qu’une balade au
bout (réserve de la Sagne du Sentier) et au bord du lac (rive
gauche), sans contact avec les deux grands itinéraires qui touchent
la Vallée : le Sentier des Crêtes du Jura et le GR 5 (Luxembourg
– Nice).
Au 19e
siècle, on exploitait la glace (jusqu’à 70 cm d’épaisseur)
qui se formait sur les lacs de Joux et Brenet. La glace était
entreposée jusqu’à l’été dans
des bâtiment ad hoc, les glacières, puis transportée
par des voituriers à la gare de Croy-Romainmôtier, et livrée
finalement à des brasseries et à des hôpitaux. La
ligne de chemin de fer Vallorbe – Le Pont a été
construite en 1886 pour ce transport de glace qui pouvait atteindre
40000 tonnes par année. Lors d’étés très
chauds, un train de glace circulait chaque jour du Pont à Paris.
La fabrique de glace a cessé son activité en 1936.
L’époque où les lacs produisaient de la glace est
bien terminée, et le moment où ces mêmes lacs produiront
du tiramisu n’est pas encore venu !
| Phéromones
- Novembre 2006 |
Les responsables
des associations sportives entonnent tous le même refrain : pas
d’avenir sans les jeunes, il faut recruter des jeunes, comment
atteindre et convaincre les jeunes ? Mais en ce qui concerne les associations
dites « de tourisme pédestre », le refrain peut sensiblement
différer. Il ne s’agit pas de s’opposer à
la déferlante actuelle de jeunisme, mais bien de voir les choses
telles qu’elles sont.
Tout d’abord, la marche ne plaît guère aux jeunes,
pour qui elle est une activité physique insuffisante : ils préfèrent
le roller in line ou le ski acrobatique ! En revanche, la marche plaît
aux vieux, elle leur convient, elle leur fait du bien : elle permet
de renforcer le coeur et les poumons, de contrôler l’hypertension
et le taux de cholestérol, elle contribue à retrouver
et à conserver un poids raisonnable, elle augmente la sensation
d’énergie en tonifiant les muscles, elle réduit
le stress et améliore le sommeil.
Et le Service de l’Education Physique et du Sport du canton de
Vaud est conscient de l’importance du sport pratiqué par
les aînés : lors de la réunion annuelle des responsables
des associations sportives du canton, en novembre 1006, c’est
l’AVTP qu’il a invitée à se présenter
aux responsables des autres associations. Que ce service accorde la
priorité aux organisations qui forment des jeunes, c’est
normal, mais qui dit priorité ne dit pas exclusivité...
Actuellement,
les « jeunes » de 0 à 39 ans représentent
49,2% de la population ; donc les « vieux », dès
40 ans, constituent 50,8%, soit la majorité de la population,
la tranche des 65 et plus correspondant à 16% ; non seulement
cette tranche a presque triplé en un siècle (allongement
de l’espérance de vie), mais les retraités sont
dans une condition physique largement supérieure à ce
qu’elle était en 1900.
Afin de ne pas multiplier les EMS et autres lieux d’accueil spécifiques,
pour que chacun conserve aussi longtemps que possible une mobilité
essentielle au bien-être, bref, pour que vivent les vieux, il
importe de les persuader de marcher avec nous ; les responsables des
associations de tourisme pédestre doivent orienter leur recrutement
là où il des chances d’être efficace et là
surtout où nous sommes certains de rendre un service appréciable
et apprécié.
| Phéromones
- Octobre 2006 |
| Marches
dans la ville (suite) |
La
Promenade Plantée
Lors de la randonnée urbaine organisée par l’AVTP
en juin de cette année, nous avons découvert un itinéraire
pédestre en plein Paris : la Promenade Plantée. De 1858
à 1970, un chemin de fer a relié la place de la Bastille
au bois de Vincennes. A partir de 1988, l’ancienne voie a été
aménagée : on a conservé les infrastructures d’origine
– viaducs, tunnels, tranchées – et on a disposé
sur plus de 4 kilomètres un cheminement piétonnier entouré
de verdure, voire de jardins, qui ouvre des perspectives inhabituelles
sur les quartiers traversés et leurs immeubles. Cette balade
en site protégé a enthousiasmé les marcheuses et
marcheurs du groupe au point que certain(e)s l’ont refaite le
lendemain. Un coin de paradis végétal dans l’enfer
urbain... La Promenade Plantée est fréquentée par
de nombreux joggeurs.
Marcher ou courir ?
Le marcheur serait-il un contemplatif alors que le coureur serait un
actif ? En observant le groupe qui marche, on constate que chaque participant
est tourné vers l’extérieur, et les conversations
corroborent cette observation : « Oh, tu as vu là-bas ce
toit étrange, et la sculpture sur la porte de l’immeuble
? » Le coureur quant à lui concentre son attention sur
les obstacles à sa progression, il regarde droit devant lui,
il ne parle guère, il explore les ressources intérieures
de son corps. Le marcheur privilégie résolument l’espace,
alors que le coureur est axé sur le temps : ne chronomètre-t-il
pas son parcours ? Le marcheur freine l’écoulement du temps,
cherche à se placer dans une dimension atemporelle, contrairement
au coureur qui compte minutes et secondes.
Le vocabulaire français emprunte des termes aux deux activités
de manière parfois surprenante: on dit d’une montre qu’elle
MARCHE bien et on appelle l’aiguille des secondes la TROTTEUSE!
Si l’on cherche un anagramme de MARCHE, on songe tout naturellement
à CHARME... Et l’auteur de ces lignes espère que
le COURANT a passé entre les lecteurs et lui !
Quelques
réflexions et anecdotes sur la randonnée urbaine organisée
par notre association à Paris du 6 au 10 juin et conduite par
Charles Piguet et le soussigné.
Déplacement en TGV de Lausanne à la capitale française
sans problème, le personnel de la SNCF n’étant exceptionnellement
pas en grève !
Installation dans un hôtel où l’occupation de l’espace
est si rationnelle qu’elle est rationnée : quand l’un
des deux occupants de la chambre est debout, l’autre doit être
couché ; et la salle de bains est équipée de ces
nouveaux dispositifs à double fonction, c’est-à-dire
que la douche est placée au-dessus du siège de toilettes
et qu’il faut donc s’asseoir sur ledit siège pour
se doucher...
La marche en ville présente des caractéristiques qui la
différencient sensiblement du tourisme pédestre sur nos
sentiers accueillants. Tout d’abord, du fait qu’on progresse
sur le bitume, on risque un échauffement de la plante du pied
et il convient donc de se chausser de baskets ou de porter des chaussettes
réfrigérantes (en vente uniquement en magasin très
spécialisé).
Le déplacement de l’hôtel jusqu’au lieu de
départ de l’excursion du jour est un moment particulièrement
délicat. Le groupe (15 personnes) prend le métro au meilleur
moment, quand les gens se rendent au travail et sont moins à
l’aise pendant le trajet que des sardines dans leur boîte
(les sardines ont chacune une place couchée, alors que beaucoup
de passagers voyagent debout ! Au fait, pour gagner de la place, les
industriels de la sardine devraient mettre leurs poissons debout dans
les boîtes...); il se peut donc que le groupe soit fractionné,
et il est indispensable de procéder à un regroupement
sur le quai à chaque changement de ligne, et aussi au moment
de remonter en surface puisque les stations comprennent plusieurs sorties.
Autres moments particulièrement délicats: les traversées
de rues munies de feux pour les piétons. Il est rare que tout
le groupe puisse profiter du vert. Si à une traversée
en succède une autre, ou davantage, par exemple dans un carrefour
à 5 ou 6 rues, les derniers perdent de vue les premiers. C’est
comme le franchissement d’un torrent (une rue n’est d’ailleurs
qu’un torrent de circulation): il faut se regrouper après
et compter les survivants! Le danger est d’autant plus prononcé
qu’une épidémie de daltonisme a sans doute frappé
les Parisiens qui traversent indifféremment au rouge et au vert
; et il faut suivre sous peine de se couvrir de ridicule.
Dans 2 mois, les anecdotes annoncées au début du présent
article !
Les trois
excursions dans la neige agendées en janvier et février
ont dû être annulées à cause d’une météo
exécrable. Et la première excursion de mars, Lausanne
de bas en oh !, d’Ouchy au Chalet-à-Gobet, a subi le même
sort ; elle sera reprogrammée en 2007. Heureusement, les sorties
en raquettes ont pu avoir lieu. Et rien ne saurait empêcher les
primevères de sortir de terre pour annoncer le renouveau printanier,
de même que rien ne saurait retenir les marcheurs de chausser
leurs souliers de randonnée pour profiter des premières
journées ensoleillées.
Au début
du mois de juin, un groupe de l’AVTP pratiquera la randonnée
urbaine à Paris. En 3 jours, le groupe parcourra 60 kilomètres
sur le bitume parisien, dont une traversée nord – sud et
une traversée est – ouest ; ces itinéraires sont
proposés par la Fédération Française de
Randonnée Pédestre. Il existe un topo-guide, « Paris
à pied », qui recense 174 km d’itinéraires
balisés. Les intéressés peuvent consulter http://www.rando-paris.org/topo_guides.php.
| Bonne
marche administrative : communiqué de presse concernant
l’Assemblée générale |
L’Association
vaudoise de Tourisme pédestre a tenu son assemblée générale
annuelle le samedi 29 novembre à Payerne en présence d’une
centaine de participants. Forte de plus de 2000 membres, l’AVTP
se porte bien.
En 2005, 42 excursions ont eu lieu, avec une participation moyenne de
44 personnes ; 9 séjours de marche ont été organisés,
5 en Suisse et 4 à l’étranger (France et Italie).
Les quelque 60 baliseurs de l’association se sont consacrés
principalement à l’entretien du balisage installé
et au débroussaillage des sentiers ; 2 cours de perfectionnement
ont été mis sur pied à leur intention.
Les comptes 2005 de l’AVTP ont été approuvés,
et le budget 2006 a été adopté. Il faut dire que,
d’une manière générale, les finances sont
saines.
Le trésorier, M. Michel Pache, s’est retiré, et
c’est M. Raymond Clerc qui lui succède. Les autres membres
du Conseil poursuivent leur activité.
Le président, M. Jacques Bernoulli, a exposé à
l’assemblée quelques projets en gestation ; il a traité
aussi des relations entre les associations cantonales et la Fédération
suisse de Tourisme pédestre. Il a répondu à quelques
questions et a mis un terme aux débats.
Après avoir partagé le repas de midi, les participants
sont allés se balader du côté du Creux de Nervaux
où l’on peut admirer de très belles falaises de
molasse.
L’AVTP
publie un programme annuel d’excursions. L’AVTP ne demande
pas aux participants de s’inscrire aux excursions et n’établit
pas de billets collectifs ; mais l’AVTP réserve des places
dans les trains sur la base d’une estimation du nombre de participants.
Les CFF n’autorisent pas les réservations plus de 2 mois
à l’avance ; en outre, depuis quelques mois, les CFF ne
réservent plus systématiquement les places dans les trains
choisis par les groupes. Et voici ce qui arrive : l’AVTP réserve
des places dans le train A et reçoit une réservation pour
le train B, lequel ne circule évidemment pas selon l’horaire
du train A. Or le programme annuel fixe un rendez-vous en fonction du
train A, et l’association n’est pas en mesure d’avertir
les participants d’un changement d’horaire ! Il ne reste
qu’une démarche à accomplir : annuler la réservation
et se répartir tant bien que mal à 40, voire 60 ou davantage
dans le train initialement prévu.
Pour nous, il s’agit clairement d’une dégradation
des services offerts par les CFF. D’autres associations cantonales
rencontrent sans doute la même difficulté ?
| Assemblée
générale annuelle
|
L’AG
2006 aura lieu le samedi 29 avril à 10h à la Halle des
Fêtes de Payerne. L’ordre du jour ne brillera pas par son
originalité : adoption du procès-verbal de la dernière
AG, rapports annuels d’activités, comptes et budget, élections
statutaires, propositions individuelles. L’assemblée sera
suivie d’un apéritif convivial puis d’un repas amical
lors duquel le magret de canard fumé précédera
le boeuf braisé... L’après-midi, balade joviale,
pas banale et sans escale jusqu’aux falaises de Payerne, qui gagnent
à être connues !
Il reste
encore quelques places pour le séjour dans les Iles anglo-normandes
(Jersey et Guernesey) en septembre 2006. Inscrivez-vous vite !
| Phéromones
- Janvier 2006 |
Pour chaque
association cantonale, le problème de l’information des
membres doit être résolu au mieux des nécessités
incontournables, mais aussi selon les moyens financiers. L’association
vaudoise utilise principalement 3 canaux : le bulletin semestriel, le
site internet et la transmission orale (sans oublier SuisseRando bien
sûr !).
Le bulletin
semestriel compte 24 pages en couleurs. Il contient les renseignements
utiles à la vie de la société (diverses adresses,
ouverture du secrétariat, annonces de manifestations, etc.),
la description de nouveaux itinéraires, ainsi que de nombreux
articles relatifs à la randonnée, par exemple des récits
de séjours de marche, des extraits d’ouvrages traitant
du tourisme pédestre, des photos insolites… ; dans le numéro
de mars 2005, 6 pages ont été consacrées à
la réserve de la Grande Cariçaie, et dans le numéro
d’octobre 2005, sur 6 pages également, on compare l’activité
professionnelle de 2 marcheuses par métier : une factrice et
une sommelière. Les membres de l’AVTP sont invités
à s’exprimer, et ils en profitent : poème sur la
nature, incursion dans la botanique, remarques sur le bulletin, etc.
Le site
internet (www.avtp.ch) diffuse une information constamment actualisée
et coûte beaucoup moins cher que le bulletin ; malheureusement,
il n’atteint qu’un tiers environ des membres de l’association.
Le site présente l’AVTP, le programme des excursions et
les nouveaux itinéraires ; il fournit un formulaire d’inscription
à l’AVTP et un autre formulaire pour annoncer d’éventuels
dommages sur les sentiers. En outre, immédiatement après
chaque excursion ou presque, il publie des photos de ladite sortie,
une prestation très appréciée des utilisateurs.
La transmission
orale est prioritaire dans les 2 réunions annuelles de l’association
: l’assemblée générale au printemps et la
présentation des futurs séjours de marche en automne.
Mais ce qui fonctionne de manière particulièrement efficace,
c’est le bouche à oreilles dans les sous-groupes spontanés
de marcheurs, ou lors des séances des responsables, ou lors des
travaux de balisage, ou encore à l’occasion de rencontres
en ville ou de téléphones du dimanche soir… Certes,
les marcheurs progressent lentement, mais les nouvelles circulent vite
!
La banque COOP,
sponsor de la FSTP, a publié un programme de 8 randonnées
organisées en Suisse pour ses clients, dont une dans le vignoble
de Lavaux. La FSTP a chargé l’AVTP de concevoir et d’accompagner
cette balade de Chexbres à Cully, balade qui a recueilli le plus
grand nombre d’inscriptions de toutes celles proposées…
L’excursion a eu lieu à 2 reprises, les 28 septembre (30
personnes) et 20 octobre (17 personnes). Elle a été accompagnée
par Françoise Dupuis, Jacques Gasau et Jacques Bernoulli, et elle
a été vivement appréciée par les participants
venus en grosse majorité de Suisse alémanique.
La saison
2005 s’est achevée le dimanche 30 octobre par la traditionnelle
et chaleureuse brisolée en Valais. Les mois de novembre et décembre
permettent aux responsables de se consacrer à la mise sur pied
du programme 2006. L’AVTP tient le dimanche 27 novembre une assemblée
consacrée principalement aux séjours de marche de l’année
prochaine. Quelque 200 membres assistent traditionnellement à la
présentation de ces séjours par leurs chefs de course: Lenzburg,
le Liechtenstein et Meiringen pour ce qui est des destinations proches,
la Ligurie, l’Algarve, Madère, Guernesey et Jersey, Paris
(mais oui, Paris à pied !) en terres plus étrangères.
| Programme
des excursions 2006
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Une nouveauté
: le programme des excursions 2006 a été envoyé aux
membres début novembre 2005, 3 mois plus tôt que de coutume,
et il couvre toute l’année civile 2006. Les expériences
hivernales réalisées en 2005 - sorties dans la neige, à
pied et en raquettes - ont si bien réussi que ces balades sont
désormais intégrées au programme général.
C’est ainsi qu’au total, en 2006, 57 excursions sont proposées
aux AVTPéistes. |
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