|
|
|
Découvrez,
chaque trimestre, le billet du Président, Jacques Bernoulli.
president@avtp.ch |
Les phéromones touchent à leur fin, comme le mandat du soussigné qui se facilite la tâche en réutilisant
l'éditorial qu'il a écrit pour le bulletin de l'association.
Cet éditorial se situe au-delà de l'avant-propos, mais en deçà de la préface :
baptisons-le préambule et parlons-en !
Le terme préambule vient du bas latin praeambulus, « qui marche devant »,
lui-même dérivé du latin classique ambulare, « aller et venir, marcher ».
Durant 6 courtes années, le soussigné a en quelque sorte marché devant en tant que président de l'association.
Le président se préoccupe (notez la l'omniprésence du préfixe pré :
préambule, préface, président, se préoccuper, prémolaire -
le dernier ne sert qu'à allonger la liste !), je reprends :
le président se préoccupe constamment de l'avenir de l'AVTP.
Pendant que les AVTpéistes participent à des sorties,
il prépare la maquette du préchain prégramme des excursions.
Alors que les baliseurs entretiennent le réseau existant, il envisage de nouvelles formules d'itinéraires (SuisseMobile).
Et au moment où les membres de l'association se retrouvent au Cazard, il se soucie déjà de trouver
un conférencier intéressant pour l'année suivante.
Parmi toutes ces missions, il en est dont le président est
responsable et d'autres auxquelles il se contente de participer ;
quoi qu'il en soit, il ne peut aller de l'avant qu'avec l'aide des nombreux
collaborateurs qui ouvrent consciencieusement et abondamment.
Le président ne vit donc pas dans le présent, mais dans le futur,
et au moment où il parvient au terme de son mandat, il vit dans un avenir qu'il ne connaîtra pas au présent !
Afin de ne pas éprouver un sentiment d'inachevé, il doit concevoir que,
puisque la préface est souvent équilibrée par une postface,
le préambule (celui qui marche devant) qu'il a cru être pendant 6 ans est désormais un postambule,
un individu qui marche derrière. Il est sans doute moins passionnant
d'être un postambule qu'un préambule, mais ce n'est pas une raison
suffisante pour s'endormir en marchant et passer à l'état de somnambule !
21.03.2010, Jacques Bernoulli, président
|
|